JEAN-FRANCOIS DESSERRE – Méditations vandales

Méditations vandales – JEAN-FRANCOIS DESSERRE

Nombre de pages : 96 Format : 16 x 22 cm Parution : 2015 ISBN 978-2-915684-43-8 Prix: 15 euros Frais de port: 4 euros

19,00 €

Le livre intitulé Méditations vandales est un recueil de poésie illustré par l’auteur. Depuis quelques années Jean-François Desserre prolonge le travail d’écriture universitaire et celui du dessin sous la forme d’une troisième voie constituée par la recherche poétique. Ce nouvel axe de travail lui permet de concilier la quête de l’image et du désir d’image (thématique qui constitue le point central de sa thèse de doctorat) à travers un exercice d’écriture totalement libre où le sens naît du travail de la forme. Comme en dessin, il s’agit pour Jean-François Desserre de réinvestir pleinement de son sens premier le terme d’ »exercice » de l’écriture, c’est-à-dire l’idée de circonscrire par tous les moyens l’objet, le sujet, l’idée. Avant de désigner le travail ou la pratique, le verbe « exercer » signifie d’abord « poursuivre, chasser », ou encore « agiter, ne pas laisser en repos », puis par extension, « mettre à l’épreuve, à la torture ». Par ailleurs le verbe latin arcere (de ex-arcere) signifie « contenir, maintenir », et plus couramment « écarter » (l’équivalent grec de arcere est arkein « écarter »). Enfin le mot « exercice » s’emploie d’abord, en vieux français, dans le sens d’ »exercice spirituel » (espiriteil exercice) et désigne une « activité réglée » s’exerçant dans le domaine religieux (puis intellectuel et artistique). En regard de ces définitions on comprend bien comment l’exercice de l’écriture poétique telle que l’envisage Jean-François Desserre, dans sa quête effréné du « motif » (non pas seulement le sujet et l’objet, mais le mouvement de l’idée) acquiert une dimension volontairement désordonnée (disons « rustique » – au sens d’un anti-maniérisme), dimension emmenée par une logique qui pourrait s’apparenter à celle du « chasseur-cueilleur » qui tyrannise le motif – c’est-à-dire qui tout autant le contient, le maintient, le prend, le transforme, l’écarte – le jeu n’étant limité par aucune loi. 

Jean-François Desserre est né en 1970 à Montpellier. Il vit et travaille à Berlin. Il est dessinateur et universitaire, titulaire d’un doctorat en philosophie de l’art portant sur les enjeux et perspectives de la peinture figurative contemporaine, travail récompensé en 2009 par le prix de thèse de l’université Aix-Marseille. Il a effectué auparavant une formation de graphiste dans les écoles d’arts de Cambrai et de Cergy-Pontoise, puis un cursus en histoire de l’art et archéologie à l’université Paul Valéry de Montpellier. Parallèlement à ses recherches universitaires, il développe une pratique plastique centrée sur la relation texte/image proche de la bande dessinée qu’il montre dans différents lieux d’exposition et galeries d’art sous la forme d’installations mélangeant dessins muraux réalisés in situ et présentation d’originaux.

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